31 janvier 2008
Short story
Lui : Je viens ?
Moi : Oui.
Parfois quelques mots suffisent à changer le cours d'un après-midi.
30 janvier 2008
Troisième moi
Ma vie est faite de hauts et de bas, d'extrêmes et de contraires, d'opposés qui s'attirent
(ou pas).
Un cerveau que j'admire dans un corps que je hais.
D'autres détails que je ne développerai pas.
Et des amants du même tonneau, bien évidemment. Des extrêmes de tous bords.
De
ceux qui m'ont sacralisée, me traitant comme une déesse, et ne cessant
de souligner ma prétendue "perfection"... (difficile à entendre quand
on est celle que je suis)
à ceux qui m'ont soumise, contrainte ou utilisée (au choix, mais pas les trois à la fois), librement ou à mon insu.
Du piédestal au pied du lit, l'éventail est large.
Je ne m'en plains pas, la variété et les expériences sont loin de me déplaire.
Mais aujourd'hui, j'aimerais revenir au milieu de l'échelle. Ni princesse ni esclave, ni supérieure ni inférieure.
Et (enfin) être moi.
Radiohead, House of Cards (In Rainbows, 2007)
29 janvier 2008
W comme "wink" *
Mais W comme "Welcome", aussi...
Il y a des endroits où l'on sait recevoir, oui Madame, oui Monsieur.
Des endroits où l'on est très bien accueilli(e), même quand on n'est pas ambassadeur,
des endroits à faire passer Nadine de Machintruc herself pour une débutante de première.
La preuve : aujourd'hui, j'ai été reçue comme une Dame chez Epidemik**.
Champagne !
* clin d'oeil, en anglais
** lire ce blog fait du bien à ton cerveau, amie lectrice, ami lecteur, ne t'en prive pas !
28 janvier 2008
Poule à facettes
(ou presque, hum)
Il
est de bon ton, paraît-il, lorsqu'une nouvelle année commence, de faire
un petit bilan des plus et des moins de l'année écoulée, en espérant
ainsi "améliorer son score" pour l'année à venir, et démarrer celle-ci
en s'appuyant sur les enseignements ainsi tirés.
Lorsque je me retourne vers 2007, je vois une dizaine de visages. Des hommes, douze pour être précise.
Des
histoires courtes ou un peu plus longues, très sexuelles ou bien plus
sages, des hôtels, des appartements, des lieux plus sauvages. Des rires
et des larmes, de la haine et de la rage, du mépris, du bonheur, de
l'indifférence, du mensonge, des amitiés, des vérités, des contraires
et leurs opposés.
Un bien joli mélange, on va dire.
Douze mois, douze visages. L'équation est un peu plus complexe, en réalité, mais ne laisse pas de me faire gamberger.
Des
expériences certes, mais aussi une petite mort (sans mauvais jeu de
mots). La fin d'une relation marque toujours la perte d'une part de
soi. Eux partis, un petit bout de moi disparaît. Une facette de ce que
je suis, révélée durant ces histoires et qui s'éteint avec elles.
Ces hommes sont peut-être des miroirs ou des révélateurs, mais je ne suis toujours pas sortie de ma chambre noire.
Pourquoi ? Fort simple.
J'avais
toujours dit, écrit, pensé, que j'essayais de faire dans la durée. Que bien se connaître et construire une relation, fût-elle
purement sexuelle, demande du temps. Que l'instantané c'est bien,
certes, mais que je préfère le long terme...
Il faut croire que je ne me connais pas si bien. Ou que je n'en suis pas capable.
Car pour l'instant, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, je suis et demeure une femme du moment*.
NDLB : expression utilisée avec l'accord du Monsieur ci-dessus mentionné, qu'il en soit remercié.
27 janvier 2008
Sans parole(s)

in PostSecret
NdlB : Je me demande souvent si la vie est plus facile pour les autres, ou s'ils sont juste plus doués pour le faire croire.
25 janvier 2008
Attachiante
(non, ceci n'est pas une chaîne)
Non, je ne suis pas si facile.
J'aime
quand ça "pique", quand on me cherche, quand on ne me dit pas "oui"
quoi qu'il arrive. Je suis comme cela aussi, je taquine,
jusqu'à blesser parfois, même sans le vouloir.
Adversaire /
partenaire.
Un peu comme ce chat, ce matin sur la couette. Qui,
après plusieurs tentatives d'approche, regarde la main avancer vers
lui, accepte de se faire caresser mais n'hésitera pas à sortir ses
griffes sans crier gare si le geste ne lui plaît pas. Ou s'il se lasse.
Toujours sur la défensive, jamais vraiment acquise.
Ceux
qui me connaissent disent qu'il n'est pas difficile de m'aimer
(ou difficile de ne pas m'aimer ?), je leur réponds que je suis parfois
trop gentille.
Attachante ou attachiante ?
Moi, j'ai toujours eu un faible pour les "i".
23 janvier 2008
la citation du jour
"Je crois qu'il y a des gens simples qui ne se posent pas de questions, font ce (qu'ils croient) qu'on attend d'eux et suivent un chemin qui semble leur avoir été tracé dès la naissance. Ceux-là semblent être heureux, ou du moins ne se posent pas la question.
Et je crois qu'il y en a des plus compliqués, qui ne se retrouvent dans aucune case ou catégorie, refusent de suivre les schémas (ou n'y arrivent pas) et passent beaucoup de temps à réfléchir et à se chercher. Sont-ils condamnés au malheur pour autant ? Rien n'est moins sûr.
Il est désormais évident que je ne suis pas simple".
Cerveau de la Dame, 23 janvier 2008, 15h36.
22 janvier 2008
Facile ?
Désinvolte il s'approche, les mains dans les poches, et me lance un "Alors chérie, quand est-ce qu'on se voit ?" en s'installant dans un coin de ma boîte mail.
Six mois que je n'avais pas de nouvelles et le voilà qui réapparaît, comme un diable sorti de sa boîte. Il faut dire que des nouvelles, je n'ai pas cherché à en avoir.
Cliquer ou non sur le bouton "courrier indésirable", telle est la question.
Je sais ce qu'il veut, ce qu'il cherche. Du sexe facile oui, facile comme moi.
Or, si facile j'ai été, facile je ne suis plus. Pas pareil du moins.
"Allez chérie, ne fais pas ta mijaurée, dis-moi où tu es, je passe te prendre et on va boire un verre..."
(et plus si affinités, dans les toilettes ou l'hôtel d'à côté).
Après le "drive in", le "fuck in" ? Emballé c'est pesé, prêt à baiser ?
Un peu trop facile, non ? Un peu trop virtuel, et pourtant presque réel.
"Non merci, chéri, ça ira. Je ne suis pas desespérée à ce point-là".
Et bénissons l'inventeur de la fonction "bloquer l'expéditeur".
21 janvier 2008
La Dame a ses secrets...
que les Autres ne sauraient connaître...
Il
y a des jours où le poids de l'existence, les coups pris ici ou là,
les petits et grands maux quotidiens fissurent le masque que je porte
en permanence.
Surtout ne rien laisser paraître.
Alors
je file dans la salle de bains, ferme la porte à double tour, envoie
valdinguer ce que je porte à ce moment-là et laisse couler... l'eau.
Les
spasmes des sanglots me secouent tout entière mais je ne pleure pas,
non, c'est l'eau brûlante qui coule sur mon visage, pas les larmes.
L'eau se fait caresse, maternelle. Chut...
Et enfin sortir, vidée mais apaisée. Ou presque.
Un doux leurre comme antidouleur. A chacun(e) ses recettes de grand-mère.
20 janvier 2008
Au commencement était le Verbe
J'avais un joli projet pour ce blog, oui vraiment, une belle idée. Un truc ciselé, un truc bien léché, le genre de première note "coup de poing" qui impressionne et qui attire les commentaires en vrac, le genre de choses qui vous positionne direct dans les "jeunes talents prometteurs de la blogosphère".
J'avais une idée donc. Mais tout n'est pas si facile (tout ne tient qu'à un fil) et dans la vie, on fait rarement ce qu'on veut. On fait ce qu'on peut, et c'est déjà pas mal.
Alors le joli projet, la belle idée, donc, reste dans un coin de ma tête et devra patienter. Les mots, eux, n'attendent pas et demandent à sortir et à vivre leur vie. Qui suis-je donc pour le leur interdire ?
Ceci est mon blog.
